Comprendre et améliorer son sommeil

 

Le sommeil est un état dans lequel, semble-t-il, nous passons un tiers de notre vie.

J’emploierai quelquefois le conditionnel simplement parce que la recherche sur le sommeil est une science jeune et l’on ne connaît pas encore avec précision tous les tenants et aboutissant du sommeil.

Baby relaxing

Toutefois, on sait qu’il fait partie des fonctions vitales de notre organisme, comme la respiration, et la digestion.

Comprendre les mécanismes de fonctionnement du sommeil permet non seulement de travailler sur les problèmes de sommeil, mais aussi sur l’environnement, et les évènements précédents l’endormissement. Ce qui impactera également sur la gestion du stress.

Car en effet, le déroulement d’une journée impacte la qualité de l’endormissement, et du sommeil. La gestion et la perception des différentes étapes et événements de la journée auront un impact sur la qualité de notre sommeil. Que ceux-ci soient simplement la pratique d’une activité sportive à une heure tardive, un repas lourd à digérer, le maintien d’un flot de pensés constants sur des problématiques, l’absence de dépense physique, l’endormissement avec un téléviseur, ….etc. La liste n’est pas exhaustive.

justina péray sophrologue horloge biologique sommeilDe même, si nous n’entendons pas les signaux de notre corps nous indiquant qu’il est temps de dormir, nous loupons « le train du sommeil » et reportons l’heure du coucher de la durée d’un cycle de sommeil, soit 90 minutes.

Ponctuellement, leur impact restera inoffensif. Mais la répétition peut engendrer des conséquences autres.

 

 

En quoi la sophrologie peut améliorer le sommeil ?

Considérant le lien étroit entre le corps et l’esprit, la mise en application des techniques de relaxations et de visualisations permettrons d’obtenir alors des répercussions positives sur le corps, et inversement.

La prise en charge peut se faire en collaboration avec le corps médical, car il n’incombe pas au sophrologue de poser un diagnostic médical sur une problématique relative au sommeil. Surtout si l’inconfort s’étend sur une longue durée. Ainsi, il sera utile de détailler le déroulement de la journée, et de chercher les solutions adaptés et personnalisées pour la personne.

Toutefois, un suivi peut être mis en place simplement pour améliorer la qualité de son sommeil, ou anticiper une période qui peut être source de stress, comme par exemple le passage d’un examen, d’une compétition sportive.

 

Pour en savoir plus sur le sommeil :

Une nuit de sommeil se décompose en moyenne entre 3 et 5 cycles de une heure et demi ( 90 minutes). Chaque cycle est lui même composé de deux stades :

  • Le sommeil lent
  • Le sommeil paradoxal.

 

Le sommeil lent :
A l’endormissement, l’activité du cerveau se ralentit peu à peu, le dormeur est réveillé par le moindre bruit, il ne se perçoit pas alors comme ayant dormi ou vaguement somnolant.
Puis, le ralentissement de l’activité cérébrale s’amplifie pour atteindre le stade du sommeil lent profond. Plus l’activité cérébrale est ralentie, plus le dormeur descend dans un état d’où il est difficile de le réveiller, parce que son cerveau est de plus en plus insensible aux stimulations extérieures, comme de son propre corps. En sommeil profond, il sera difficile à réveiller et souvent, alors, un peu hébété.

Le sommeil paradoxal
C’est un état dans lequel le dormeur est difficile à réveiller, son tonus musculaire est aboli, alors que son cerveau est aussi actif qu’au début du sommeil lent. On reconnaît le sommeil paradoxal également à la présence de mouvements oculaires rapides.

En sommeil paradoxal, le tonus des muscles disparaît complètement ; on observe cependant de très brèves contractions, voire de petits mouvements des extrémités.

Durant la nuit, la composition des cycles évolue : la phase de sommeil lent profond semble être plus longue en début de nuit, pour se réduire, voir disparaître complètement au petit matin.
A l’inverse, le sommeil paradoxal qui est bref en début de nuit va occuper une place croissante dans chaque cycle de sommeil jusqu’à remplacer la phase de sommeil lent au petit matin.

Quel que soit le stade de sommeil, le dormeur se réveillera plusieurs fois pour une brève durée, sans qu’il s’en souvienne au réveil. Ses éveils semblent être normaux.

Le sommeil est commandé par deux processus : la dette de sommeil et l’horloge interne, appelé aussi horloge biologique.  article sommeil justina péray

L’horloge biologique est également lié à l’environnement, et plus précisément, à la luminosité. La lumière au niveau de l’œil permet la synchronisation de l’horloge à la journée de 24h. Les études révèlent l’impact de la lumière. Pour que la synchronisation soit idéale, les niveaux lumineux reçus au cours de la journée doivent être suffisants en durée et en intensité, et l’exposition doit avoir lieu à des moments appropriés.

Autre paramètre à prendre en compte : la mélatonine. Hormone sécrétée par l’épiphyse dont la sécrétion n’a lieu que la nuit (la lumière l’en empêche). Cette hormone joue un rôle dans la régulation des fonctions physiologiques, notamment pour stabiliser les rythmes biologiques, et le maintien de la précision de l’horloge interne. Elle aurait aussi un rôle à jouer dans le système immunitaire, et serait notamment « antioxydant ».

Le manque de sommeil a notamment des répercussions flagrantes et avérées sur nos capacités d’apprentissage, de mémorisation, et d’adaptation aux circonstances extérieures.

Le sommeil ne permet pas simplement une récupération de la fatigue physique mais il l’est certainement pour la récupération intellectuelle. Le sommeil favoriserait le stockage et l’organisation de nouvelles connaissances.

Les difficultés à dormir peuvent se traduire sous différentes formes : l’insomnie (éphémère, occasionnelle, ou encore chronique), le syndrome des jambes sans repos, les apnées du sommeil, la narcolepsie.

 

Sources : http://www.institut-sommeil-vigilance.org/tout-savoir-sur-le-sommeil

Sophrologie magazine n° 1 – oct-nov-dec 2013

http://fr.wikipedia.org/wiki/M%C3%A9latonine

Vaincre par la sophrologie du Dr R. Abrezol.

Répondre

Choisissez une méthode de connexion pour poster votre commentaire:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s